Voyage vers l’Ouest (7) Les dunes rugissantes
Au beau milieu de la réserve naturelle de Tianshan, nous nous sommes arrêtés au site des dunes rugissantes Ming Shashan 鸣沙山.
Je tenais à voir les dunes, si emblématiques d’un voyage sur les traces de la Route de la Soie. Les dunes rugissantes de Tianshan ont cependant cette particularité qu’il ne s’agit pas d’un désert de sable, mais curieusement de quelques dunes isolées au milieu de la prairie. Assez étrange !
On les appelle aussi les dunes rugissantes à cause du bruit que ferait le sable au contact du vent.
Nous y voilà, allons voir cela de plus près !
Petit tour d’horizon avant d’approcher la dune, la vue sur la prairie est juste magnifique et saisissante…
… puis le morceau de résistance
Le mélange dune, prairie et montagnes rend le paysage vraiment unique.
Au pied de la dune, des buggy attendent des touristes de pied ferme. Mais ils n’ont pas l’air de faire beaucoup recette ! Déjà l’entrée n’était pas donnée (bien 30-40 yuan par personne), mais 50 yuans pour faire un tour en buggy pour monter, non merci.
Il n’y a pas grand monde non plus. C’est l’un des avantages du voyage au Xinjiang en solitaire : il y a très peu de touristes. Surtout dès qu’il s’agit de grimper un peu plus haut ou d’aller explorer les lieux un peu plus loin que les circuits classiques. Cette fois-ci il y avait 3 chinois avec moi, qui eux aussi ont choisi d’escalader la dune à pied. Mine de rien, ça monte !
Mais ça vaut le coup, un joli point de vue nous attend au sommet…
La descente n’est pas si évidente non plus (un escalier sur du sable, vous imaginez bien…). Mais de bout en bout, je n’ai pas entendu grand chose rugir. Il paraîtrait que c’est en dévalant la dune que l’on fait rugir le sable. Pas pour cette fois donc.
Dernier coup d’œil pour mieux se remémorer ce paysage si particulier…
… avant de remonter dans le taxi, le sourire aux lèvres. Mon Voyage vers l’Ouest tient enfin ses promesses !
Nous mettons maintenant le cap vers Hami, en route vers notre deuxième objectif de la journée, la cité désertique de Moguicheng.
Mais alors que nous quittions à peine la dune, mon appareil photo se met à me jouer des tours. Impossible de prendre le moindre cliché, même en trifouillant tous les boutons. ZE CATA ! Avec un peu d’obstination, j’arrive uniquement à prendre des plans sans zoom. Je n’y comprends rien, et suis désemparée à l’idée de faire les 3/4 de mon voyage sans pouvoir mitrailler à volonté ![]()
Une lueur d’espoir arrive cependant par mon super chauffeur : il contacte un ami à lui à Hami qui pourra peut-être me dépanner. Je suis ainsi entre espoir et lamentations pendant une bonne heure et demie, le temps d’arriver dans le centre de la ville sans trop d’encombres. Cette fois-ci nous avons pris la route “praticable”, qui s’est pourtant trouvée bloquée 1 ou 2 fois par des camions mal engagés.
Nous rejoignons notre contact à Hami, équipé lui-aussi d’un Nikon. Il regarde un peu mon appareil, identifie que le problème vient de mon objectif, et m’annonce qu’il peut me le faire réparer pour 400 kuai dans la journée. OK, mais moi je pars maintenant pour Moguicheng et je voudrais bien faire des photos aussi !
Et là, tel un flash ;), l’idée me vient d’essayer son objectif. Lui est photographe de portrait, donc pas hyper adapté aux circonstances, mais ça matche parfaitement sur mon appareil, et le mien sur le sien. Parfait !
Rendez-vous est donné pour faire le troc en sens inverse dans quelques heures quand nous serons revenus de Moguicheng. Pour l’heure nous nous remettons en route, et j’ai déjà le cœur plus léger. À nous Moguicheng !
Tags: nature, paysages, road trip, Xinjiang
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17 février 2012 à 02:54
Aie, je n’aurais pas aimé que mon objectif ne souhaite plus communiquer avec mon boîtier pendant un voyage comme celui-ci.
Marrant cette dune perdue au milieu de la prairie. Je note comme idée pour un prochain voyage, surtout s’il n’y a pas beaucoup de monde!